Nihon, watashi wa koko ni

Lise au Japon

9 février, 2011

Dernier week end

Classé dans : Tokyo,Visites — lise @ 18:45

Dernier week end dans Tokyo lhtama017Il était prévu que ce week end là je visite les montagnes qui bordent Tokyo (soit Fuji-san, soit le mont Hakone). Toutefois, il me restait tant de choses à voir dans la capitale que j’ai préféré rester. Il faudra que je me contente d’avoir vu le mont Fuji tous les jours depuis la fenêtre de ma chambre à la MFJ… Mais bon, comme ça, ça me fera une bonne raison de revenir au Japon emoticone !

Yoyogi et Harajuku :

Yoyogi, c’est 2 parcs en 1, ou, plus exactement, côte à côte : celui où il y a le temple, caché au milieu d’une véritable forêt… et bondé de touristes le week-end, et l’autre, où viennent se détendre les japonais. Franchement, même si cette partie du parc est moins jolie, c’est celle-là que j’ai préférée. Les gens se retrouvent là pour exercer diverses activités, du farniente en famille et pique nique entre amis au vélo acrobatique (il me semble que ça s’appelle le « biking », ou quelque chose du genre), en passant par le foot, les petits concerts, spectacles de théâtre, ou groupes de rire (si, si, je vous jure)… et le cosplay ! enfin, j’ai pu voir des cosplayeurs! mais désolée, il n’y a que peu de photos, je n’ai pas osé demandé quand je les croisais dans la rue.

En suivant un groupe à la tenue particulière (je croyais qu’ils me mèneraient à un grand meeting cosplay où il m’aurait été plus facile de prendre des photos), je suis tombée sur un espèce de marché aux puces provisoire : la place était recouverte de plaids où les jeunes revendaient leurs anciennes fringues, divers gadgets et autre bric à brac pour se faire un peu de monnaie. Joyeuse pagaille et ambiance garantie ! Harajuku, mon 2è quartier préféré !

Yoyogi et Harajuku
Album : Yoyogi et Harajuku

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Visite au musée : 

index_ph002 dans VisitesAprès ça, je file vers le centre, du côté du palais impérial (malheureusement invisible aux visiteurs). C’est là que se trouve le musée Idemitsu, où se tient l’exposition « art of Rimpa » pour laquelle on m’a donné des places*. Rimpa est une école de peinture décorative fondée au XVIIè siècle. J’ai pu voir, entre autres, de magnifiques éventails, des paravents et des portes coulissantes plaqués d’or et des porcelaines peintes à la main… magnifique ! Un petit coup de coeur pour les portes décorées d’éventails et pour les paravents représentés sur les tickets. (Pour un aperçu de l’expo, cliquez sur le ticket, puis sur l’image de l’article qui apparaît)

Mais quel dommage que la plupart des explications soient en japonais !!!  C’est décidé, pour mon prochain séjour, je me mets au japonais !


* bel exemple de la gentillesse des Tokyoites : alors que, pour changer, j’étais perdue à la sortie du métro pour me rendre à la Bibliothèque de la Diète, un monsieur me propose son aide. Non seulement il m’a amené à bon port en taxi, mais en plus, il m’a donné des places pour cette exposition ! Arigato gozaimasu !

Ueno & Co

La boucle est bouclée : retour du côté de Ueno, pour déposer une Ema (pas très efficace en fait, apparemment…). En arrivant dans le quartier par un autre chemin, je découvre que j’avais manqué une partie du parc ! quelle bonne idée d’être revenue ! D’autant plus qu’à quelques minutes de là se trouve Yanaka, l’un des rares quartiers de la ville épargné par les bombes et les derniers tremblements de terre. Pour le coup, j’ai l’impression de me retrouvé à Kyoto, vu la quantité de temples ! Mais quel calme… un vrai plaisir de se promener dans les petites rues en pentes… et les cimetières. Merci Petit Futé ! Rien à voir avec Asakusa, quartier réputé pour son caractère traditionnel, mais qui, finalement, ressemble plus à un parc à touristes. D’ailleurs, juste à côté des immenses temples reconstruis dans les années 50 se trouve un parc d’attraction… J’ai pris 2/3 photos pour la forme, et j’ai vite déguerpi du côté des berges du fleuve, d’où j’ai pu admirer le coucher de soleil.

Ueno & Co
Album : Ueno & Co

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Par ailleurs, j’ai profité d’être du côté de Ueno pour me rendre dans un autre lieu très célèbre de Tokyo… du moins pour ceux qui possèdent un minimum de culture manga. Allez, petit test de connaissance : reconnaîtrez-vous ce lieu ?

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4 février, 2011

Tourisme… professionnel

Classé dans : Bibliothèque,Visites — lise @ 16:53

Tourisme... professionnel dans Bibliothèque library-war-2

 

 

 

 Mon séjour touche à sa fin… déjà ! emoticone Et pour les derniers temps, Yuko et Yukiko, mes collègues, m’ont concocté un programme chargé de visites. Entre autres :

 

  • la bibliothèque de la Diète. Non, rien à voir avec le régime alimentaire : la Diète, c’est le Parlement… bon OK, ça n’explique toujours pas pourquoi ça s’appelle Diète emoticone. Cette bibliothèque est l’équivalent de notre BnF
  • la médiathèque de l’arrondissement de Chiyoda. Bibliothèque qui a ouvert il y a tout juste 3 ans, et donc à la pointe de la bibliothéconomie. Entre autres choses, elle met à disposition tous les types de ressources médiathèques : accès wifi, télés pour les DVD, écouteurs pour les CD et prêt de livres numériques. Petite particularité de cette bibliothèque : bien que dépendant de la mairie, les personnes qui y travaillent ne sont pas des fonctionnaires. Ils dépendent en fait de 3 sociétés à qui a été confiée la gestion de la médiathèque ; l’une de ces sociétés et Suntory… une marque de bière !
  • et…. la bibliothèque du manga et des subcultures de l’université de Meiji. Hasard du calendrier, cette visite a eu lieu vendredi dernier, le jour de l’ouverture du festival de la BD d’Angoulême emoticone. Petite surprise toutefois : cette bibliothèque n’a vu le jour qu’il y a 1 an et est logée pour le moment (en attendant une bibliothèque digne de ce nom,  prévue pour 2014) dans des locaux limite vétustes… En fait, il faut bien être conscient que le manga, même s’il est ultra consommé (au sens littéral du terme), n’a quasiment aucune reconnaissance ; il n’y a qu’à voir le nom de cette bibliothèque, « manga et subcultures« . Le phénomène, qui a pourtant débuté il y a plus de 50 ans commence tout juste à attirer l’attention des universitaires et des autorités.

En prime, j’ai pu longuement discuter avec Noda-san, un spécialiste du manga et traducteur de BD franco-belge, et M. Nguyen, spécialiste de l’animation (qui connaît personnellement Miyazaki), et occasionnellement traducteur de Taniguchi… des rencontres qui tombent à pic, vu que je dois faire l’interview d’un traducteur pour un cours de l’IUT !

BD traduite par Noda-san      Manga traduit par Ilan Nguyen

traduction de Noda-san                                                                             traduction de Ilan Nguyen          

3 février, 2011

Kyoto vs Tokyo (Kyoto 3/3)

Classé dans : Kyoto,Visites — lise @ 0:57

tour de Kyoto VS  tour de Tokyo

2 villes complètement opposées, et pas seulement par le nom. Ce sont surtout 2 ambiances totalement différentes.

Que ce soit Tokyo ou Kyoto, on ne peut pas dire franchement que ce soient de jolies villes : aucune cohérence architecturale, les fils électriques qui pendouillent dans tous les sens, etc… (mais j’aime bien ce côté joyeux foutoir). Cependant, Kyoto se distingue de Tokyo par son architecture : ici, les buildings sont moins hauts, et il y a beaucoup de vieilles maisons aux façades en bois. En effet, Tokyo a été en très grande partie rasée par les bombardements de la 2è GM, alors que Kyoto a été épargnée (grâce à l’intercession d’un français auprès des autorités américaines). C’est pourquoi on trouve dans cette ville autant de lieux historiques d’origine (à Tokyo, la plupart des temples sont des reconstructions des années 50), et qu’elle a pu conserver cette atmosphère traditionnelle. Dans le quartier de Gion, on a carrément l’impression de se retrouver à l’époque des Geishas ! ça fait très drôle après ça de revenir vers la gare. Inutile de vous dire que les habitants de Kyoto ont été contre ce projet architectural trop moderne à leur goût.

tradition et modernité
Album : tradition et modernité

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Kyoto mérite bien son ancien nom Heian-kyo, « capitale paisible ». Comparée à Tokyo, quel calme ! pas d’écran géant aux coins des rues déversant des flots de musique, pas de commerçant cherchant à attirer les passants dans sa boutique, même sur le marché de Nishiki. Une ville propice à la méditation, que ce soit dans l’enceinte des temples avec les jardins zen, ou sous les cerisiers qui bordent Tetsugaku no michi, « le chemin de la philosophie ».

la capitale paisible
Album : la capitale paisible

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1 février, 2011

Pélerinage à Lourdes… pardon, Kyoto (Kyoto 2/3)

Classé dans : Kyoto,Visites — lise @ 17:47

Tout vient à point à qui sait attendre : suite (mais non fin) de ma visite à Kyoto !

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Pour récompenser votre patience, un peu d’histoire. Kyoto (« Ville Capitale ») est l’ancienne capitale du Japon, de 794 jusqu’en 1868, quand l’Empereur Meiji la transfère à Tokyo (« Capitale de l’Est »). Cette ville a, semble-t-il, une longue tradition d’empereurs et de généraux « retirés » : aux débuts de Heian-kyo (« capitale paisible », ancien nom de Kyoto) le clan Fujiwara prend officieusement le pouvoir en mariant les filles de la famille aux jeunes empereurs et en se proclamant gérant jusqu’à la majorité de ces-derniers ; seulement, le moment venu, les Fujiwara forcent le jeune homme à abdiquer en faveur de son fils, trop jeune pour régner, et qui a donc besoin d’un gérant… Quant à l’empereur, on lui demande poliment de bien vouloir se retirer dans quelque demeure éloignée de la cours. De même, quelques siècles plus tard (au XVIè), quand le shogun (général) Ashikaga, qui gouvernait à la place d’un empereur fantoche, décida de prendre sa retraite, il se fit construire une petite cabane dans la forêt, le Kinkaku-ji.

Kinkaku-ji
Album : Kinkaku-ji

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Pour se rapprocher du pouvoir, beaucoup de temples se sont installés à Kyoto. Impossible de faire un pas sans tomber dessus. Pire que Lourdes ! A croire que des petits Jizos (cf ci-dessus) poussent littéralement à tous les coins de rues ! Il faut dire que la religion est toujours très vivace au Japon, bien plus qu’en France. De mon point de vue (mais ça n’engage que moi), c’est parce qu’elle est facile d’accès, moins pesante et contraignante (bien qu’il y ait de nombreux rituels pour la purification et la prière) que le christianisme et autres monothéismes… elle est plus « animiste » : on n’est pas enfermé dans une église, mais on circule dans un jardin où il est agréable de s’arrêter 2 secondes pour faire une petite prière ; il n’y a pas 1 mais des tonnes de dieux, avec chacun sa spécificité (ceux pour la réussite dans les études et pour l’amour ont beaucoup de succès auprès des jeunes). Bien plus, plusieurs religions cohabitent ensemble. Les 2 principales sont le shintoisme (originaire du Japon) et le bouddhisme (importé d’Inde). Chose inconcevable pour un monothéiste, les Japonais se servent de l’une ou l’autre religion, indifféremment, selon les occasions (Shintoisme pour la prière, bouddhisme pour le culte des morts par exemple… à moins que ça ne soit l’inverse). L’architecture des 2 types de temples est assez distincte : 

  • temple Shinto : on passe sous un Torii (portique), symbole de la séparation entre le monde terrestre et le monde divin, gardé par des Komainu (statues d’animaux, des chiens en général). Devant le bâtiment principal, ou Honden, se trouve un petit pavillon, Choyuza, avec de l’eau et des louches pour que les fidèles se purifient
  • temple bouddhiste : dans la cours se dresse une pagode, et la statue de Bouddha se trouve dans le Kondo

Amusez-vous à faire la différence dans les photos ci-dessous (attention, il y a des pièges !) 

Kyoto, capitale spirituelle
Album : Kyoto, capitale spirituelle

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Je vous fais grâce des photos du temple de Daitokuji, et de ses 24 confrères ! une véritable ville de temple, pour laquelle j’ai encore un peu de tri à faire. En revanche quelques photos de nuit… l’ambiance est moins zen :

Temples de nuit
Album : Temples de nuit

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27 janvier, 2011

Kyoto 1/3

Classé dans : Kyoto,Visites — lise @ 16:10

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Le week-end dernier, donc, je suis partie à Kyoto. Beaucoup de choses à dire, une ville vraiment particulière qui se caractérise principalement par le nombre de temples et de sanctuaires au mètre carré. En 2 jours, je n’ai pu en voir à peine qu’une petite dizaine (un infime pourcentage). Vous imaginez aisément la quantité d’infos et de photos que je dois trier avant de pouvoir publier un post décent là-dessus. Et comme je n’ai pas trop le temps ce soir (je prépare ma valise pour déménager demain chez le rocker emoticone), vous n’aurez que le récit des aspects techniques de cette expédition.

Je dois avouer que je me suis plutôt bien organisée (ce qui est une première pour moi, vu que je n’aime pas prévoir ce genre de choses à l’avance). Pour des raisons financières, je n’ai pu faire l’expérience ni du Shinkansen (TGV japonais), ni du Ryokan (auberge japonaise traditionnelle), pour leur préférer les solutions moins onéreuses. Aucun regret (ça sera pour la prochaine fois), j’ai pu faire d’autres expériences tout aussi particulières (mais pas le capsule hotel, désolée Seb).

Le transport, tout d’abord : le bus de nuit ! Franchement, c’est génial : départ à 23h de Shinjuku, arrivée à 6h30 à la gare de Kyoto, et idem pour le retour à Tokyo. Non seulement le bus coûte moins cher que le train, mais en plus il permet d’économiser une nuit d’hôtel et de profiter au maximum des 2 jours. Quant au confort, il n’y a (presque) rien à y redire : les sièges sont confortables, et suffisamment espacés en longueur et en largeur ; les rideaux bloquent assez bien la lumière ; il y fait suffisamment chaud pour qu’on puisse enlever quelques couches de vêtements, histoire d’être à son aise et ils fournissent même une couverture et des chaussons. Seuls le bruit du moteur et le mouvement du bus auraient pu être gênants pour dormir, mais j’avais prévu le coup : boules quies et 1/2 cachet de somnifère. Non, vraiment, rien à redire… sauf la seule chose que je n’avais pas prévue, et contre laquelle je n’aurais rien pu faire de toute façon : l’odeur… Je suis vraiment désolée de devoir le dire, mais les filles sentent plus mauvais des pieds que les garçons. Juré, c’est le résultat d’une observation scientifique sur le terrain (j’étais dans un bus réservé aux femmes à l’aller mais pas au retour, j’ai pu comparer). Bizarrement, ça m’a moins dérangé à partir du moment où moi aussi j’ai enlevé mes chaussures emoticone.

img4525.jpgEn ce qui concerne le logement, je bénis et maudis à la fois le Petit Futé du Japon : l’adresse recommandée est parfaite pour y passer une nuit (même si elle ne paye pas de mine). Par contre les indications fournies pour la trouver sont plus que confuses… Heureusement, j’étais arrivée tôt, bien avant l’ouverture des temples : j’ai tourné pendant quasiment 1 heure dans le quartier, jusqu’à ce que je tombe sur quelqu’un qui connaissait cette auberge de jeunesse.  Il s’agit du « Toji-an guesthouse », à 2 pas du temple Toji (un bon point de repère pourtant). J’ai été accueillie par le propriétaire, un charmant vieux monsieur qui s’est excusé de ne pouvoir m’offrir qu’un lit en dortoir (ça tombe bien, c’est exactement ce que je voulais) et parce qu’il n’y a pas de salle de bain dans la résidence, ce qui oblige donc d’aller aux bains publics… (nous reviendrons plus loin sur ce sujet). La chambre était parfaite pour une nuit, mais, à vrai dire, il ne vaut mieux pas y faire de longs séjours : environ 20 ou 25 m2 tout au plus pour 4 lits superposés au matelas un peu dur (c’étaient des futons en fait) et un lavabo, et le petit déjeuner se prenait à l’étage, dans le dortoir des garçons.  Chez les filles, on était 2 françaises, 1 coréenne et 1 japonaise ; chez les garçons, 1 français, 1 anglais, 1 belge et 2 coréens. On tenait à peine autour de la table du petit déjeuner ; le moins qu’on puisse dire, c’est que c’était convivial ! Malgré un anglais très approximatif, on a discuté un bon moment et on s’est échangé les bons plans de visites. Un moment bien sympa, bien au chaud sous le kotatsu (table chauffante qui ferait le bonheur de maman, mais trop encombrante pour ramener avec ma valise).

Kyoto 1/3 dans Kyoto kotatsu-166406b4b

img4687.jpgA la fin de la 1ère journée, il ne me tardait qu’une chose : prendre un bon bain, bien relaxant… mais comme mentionné plus haut, pas de salle de bain au Toji-an. Donc direction les bains publics. Justement, une expérience japonaise* que je voulais tenter ! Encore faut-il savoir comment ça se passe… 1ère question dès les vestiaires : faut-il vraiment se déshabiller totalement ? mais la mini-serviette qu’on m’a donné à l’entrée ne sert à rien ! emoticone Eh oui, mieux vaut ne pas être pudique… de toute façon, ça ne dure pas : à la 1ère mémé qui arrive et enlève ses vêtements sans complexes, on perd aussitôt les siens. Mais les questions continuent en arrivant aux bains proprement dits : entre le coin des douches, des bains et du sauna, par quoi faut-il commencer ? quel est le protocole ? Bon, là aussi, suffit de suivre l’exemple… d’abord savonnage et rinçage à la douche, ensuite le bain chaud.. ultra chaud, même (ça a d’ailleurs bien fait rire les autres femmes quand elles m’ont vues entrer dans l’eau et ne plus pouvoir bouger tant ça brûlait) ; mais une fois qu’on s’y habitue, le pied total ! attention à ne pas y rester trop longtemps quand même, ça peut donner des vertiges. Après ça, on va se rafraîchir au sauna, où on passe le temps en regardant un drama (soap asiatique) mièvre à souhait ( re – le pied !). Enfin, avant de se rhabiller, petite halte dans le bain glacé. Là aussi, le changement de température est rude, mais celui-là, j’y suis habituée. Mes impressions à la sortie : c’est comme si je venais de passer 3/4 d’heure dans un centre balnéo (pour le côté détente) qui fait en même temps salon de coiffure (toutes les femmes du quartier se retrouvent là pour discuter). Recommencer ? Pourquoi pas !

 * les bains publics sont très répandus au Japon, bien que moins fréquentés depuis quelques années, les appartements étant maintenant généralement équipés d’une salle de bain.

25 janvier, 2011

Tokyo by night… ou l’art du flou

Classé dans : Tokyo,Visites — lise @ 16:23

Tokyo by night... ou l'art du flou dans Tokyo Etant données l’heure à laquelle se couche le soleil et l’heure à laquelle je débauche, impossible de visiter Tokyo de jour. A cause de ça, je vais modifier mon programme : le week end prochain, plutôt que d’aller me balader dans les montagnes qui entourent Tokyo et voir des sanctuaires (je crois que j’ai eu ma dose à Kyoto :) ), je resterai en ville.

wall15bis.jpgMais bon, la nuit à Tokyo a son charme aussi. C’est sympa de se promener dans une ville toute éclairée. Et vous allez voir que Tokyo n’a pas à se plaindre de ce côté là ! Surtout du côté de Roppongi, un quartier à l’ambiance plus occidentale que nippone, et de Shibuya (leur rue Ste Catherine, en moins long et largement influencée par les aménagement urbains New-Yorkais) ; ici, j’ai retrouvé des images que j’avais déjà vues dans les mangas !

NB : les photos qui peuvent sembler floues, on va faire comme si c’était un flou artistique… Merci (que voulez-vous, c’est dur de faire des photos de nuit sans pouvoir poser l’appareil pendant les prises de vues longues)

Tokyo by night
Album : Tokyo by night

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Déambulations 3/3 : la ville électrique

Classé dans : Tokyo,Visites — lise @ 15:28

Mon dieu, déjà une semaine que je suis là, et je n’ai même pas fini de vous raconter ma 1ère journée !!!! Bon, faut que j’accélère le rythme. En même temps, en ce qui concerne Akihabara, ça va être vite vu : je dois y retourner. En fait, à la fin de cette 1ère journée, 3 révélations :

  1. marcher toute la journée, c’est crevant
  2. mon sens de l’orientation laisse à désirer, surtout à la sortie des métros
  3. celui des japonais n’est pas meilleur : sur les cartes placées à la sortie du métro n’aident pas, plutôt que d’indiquer le nord toujours vers le haut, ils retournent le plan de la ville dans tous les sens, sans forcément mettre une rose des vents

Donc, vous l’aurez compris, en sortant de la gare d’Akihabara, je me suis trompée de sens. En voulant aller vers Kanda pour voir des estampes avant la fermeture des magasins, je me suis retrouvée à aller dans le sens opposé, et alors, obligée de revenir sur mes pas.J’ai donc découvert le quartier mythique d’Akihabara, le royaume de l’électronique et du manga dans un état d’intense fatigue.

img4472.jpgJe ne sais pas si c’est à cause de ça, mais en fait, j’ai été très déçue par ce quartier dont j’attendais beaucoup. Dans la rue, il n’y a quasiment que des marchands de petit matériel électronique (youhou, le pied… emoticone), et les seules référances à l’univers manga, outre quelques librairies, c’étaient ces filles, assez jeunes, en petites tenues de serveuses (et gros manteaux, vu le froid de canard), qui déambulaient sur les trottoirs en distribuant des prospectus au passant pour des bars à thème… C’était un peu dérangeant en fait… Peut-être qu’en y allant le week-end plutôt que le lundi l’ambiance sera différente, et qu’il sera plus facile de s’y plonger.

22 janvier, 2011

Déambulations 2/3 : Tokyo Godfathers

Classé dans : Tokyo,Visites — lise @ 2:28

img4466.jpgLe 2è arrêt est pour Ueno, l’un des quartiers que j’ai préféré pour le moment. Là aussi on pourrait parler de Dr Jekyll et Mr Hyde : quand on sort de la gare, on déboule sur un quartier commerçant hyper animé. En fait, ça ressemble davantage à un marché, voire un souk : on y vend toutes sortes de produits, les étals de poissons, de vêtements, de gadgets divers et variés, les cafés se succèdent les uns après les autres, et c’est à qui criera le plus fort pour attirer le chaland. Un endroit extra pour se plonger dans l’ambiance nippone, mais sans se faire submerger par la foule. Il faudra qu’on m’explique comment font les Japonais pour obtenir une cohue aussi ordonnée.

Et au milieu de toute ça, la colline et son parc, véritable hâvre de paix, où sont réunis plusieurs lieux de méditation et de recueillement. Il faut ouvrir l’oeil à chaque recoin, il y a toujours quelque chose à voir : un temple, un monastère, une statue, un mémorial, etc. Et il y a toujours un visiteur qui s’arrête pour une petite prière. Mais même si elle est vite faite, il y a tout un cérémonial à respecter.

monuments de Ueno
Album : monuments de Ueno

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Malgré la nature des monuments qu’on y trouve, il s’agit avant tout pour les Tokyoites d’un parc, peuplé de sa « faune » particulière : familles, excentriques… et SDF.

habitants de Ueno
Album : habitants de Ueno

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Mais peut-on encore les appeler SDF, puisqu’ils habitent véritablement le parc, où ils ont rassemblés en quartiers au milieu des allées des abris de fortunes (les bâches bleues visibles en arrière plan sur la photo ? Leur présence semble relativement bien acceptées par tout le monde, comme allant de soi. Tokyo Godfathers n’est pas qu’un film d’animation…

Déambulations 2/3 : Tokyo Godfathers dans Tokyo 70995-tokyo_godfathers__movie_poster__large

 

20 janvier, 2011

Déambulations 1/3 : docteur Jekyll et Mr Hyde

Classé dans : Tokyo,Visites — lise @ 17:51

Office du tourisme oblige, Shinjuku est mon 1er arrêt. Dans un guide, ils décrivent ce quartier ainsi : docteur Jekyll et Mr Hyde… ma foi, c’est bien vu.

img4391.jpgEn effet, pour se rendre à l’hôtel de ville, où se trouve l’office du tourisme, non loin de la gare de Shinjuku – du moins, quand on arrive enfin à trouver la bonne sortie (cette gare est un vrai labyrinthe) -, on tombe sur une rue très animée, très colorée, très odorante (surtout à l’heure du repas), pleine de petits restaurants typiques (oui, Burger King fait partie du lot, les japonais adorent les fast-food) et autres commerces. C’est ici, mais pas au Burger King, que j’ai fait mon 1er repas japonais (hum, on en reparlera…). On ne dirait pas comme ça, mais à la base, ce n’est pas une rue piétonne…

Et une fois qu’on a remonté cette rue, sans transition, le paysage change du tout au tout : juste à côté des petits bâtiments chamarrés de 4-5 étages max, on trouve ces gratte-ciels tout gris (soyons sérieux, c’est le quartier d’affaire et administratif), démesurés quand on tient compte du risque sismique… il paraît qu’à Tokyo, les bâtiments ont une durée de vie de 4 à 5 ans… Plutôt cool pour les architectes (mais seulement pour eux) qui peuvent ainsi s’amuser à concevoir de nouveaux design. A propos, devinerez-vous quel monument célèbre a servi de modèle à l’hôtel de ville ? J’ai profité de cette halte à la mairie pour monter à l’observatoire de la tour nord. Le spectacle est impressionnant ! on a vue jusqu’au mont Fuji ! Au passage, admirez le ciel bleu (quel temps fait-il en ce moment en France ?) ; il n’a pas changé depuis 4 jours emoticone.

hôtel de ville de shinjuku vue de l'observatoire sur la ville

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Allez, un petit indice pour la question sur l’hôtel de ville. Il s’est inspiré :

  1. de l’église Notre-Dame
  2. des Twins Towers de N-Y
  3. des pyramides de Gyzeh

Déambulations (lundi 17)

Classé dans : Tokyo,Visites — lise @ 17:48

Le travail à la médiathèque ne commençant que mardi, je profite de ma journée du lundi pour visiter la ville de jour (vue l’heure à laquelle la nuit tombe, le reste du temps ça sera surtout Tokyo by night). Par contre, la plupart des musées sont fermés le lundi, donc au programme : simples déambulations, histoire de prendre la température de la ville. La chance est avec moi : le temps est splendide pour la saison, et depuis mon arrivée, j’ai été gâtée par le soleil… mais le froid, lui, est bien hivernal.

3 quartiers intéressants sont desservis par la ligne Yamanote, qui fait le tour de Tokyo : Shinjuku, Ueno et Akihabara (voir le plan).

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